Familles populaires : l’accompagnement du travail scolaire à l’épreuve de l’entrée au collège
Le travail à la maison est rarement un travail solitaire : en primaire ou dans les premières classes du collège, un enfant reçoit pour faire ses devoirs, en moyenne, près de vingt heures d’aide chaque mois de la part de ses parents.
S’il est vrai qu’une partie des parents, très peu ou pas scolarisée, est dans l’incapacité de prendre pédagogiquement part au traitement des devoirs, le taux de ceux qui aident leurs enfants en dépit d’un faible niveau d’études reste cependant très élevé ; c’est d’ailleurs dans les familles culturellement les moins favorisées que les devoirs sont les plus longs et que les mères y consacrent le plus de temps.
Gagnées par la montée de la préoccupation scolaire, acquises à l’idée que la réussite scolaire se joue de plus en plus en hors de l’école, les familles populaires (dès lors qu’elles disposent des ressources minimum et du temps nécessaire) se mobilisent massivement pour tenter de peser sur le destin scolaire de leurs enfants.
L’implication pédagogique de ces parents, des mères le plus souvent, ne se limite d’ailleurs pas au seul accompagnement du travail hors la classe ; dans une logique de surscolarisation qui se fonde sur une forte croyance en « l’équivalent-travail », c’est-à-dire en un postulat de proportionnalité de la réussite par rapport à la quantité de travail fourni, certains n’hésitent pas à prescrire d’eux-mêmes du travail « en plus ».
La suite de cet article de Séverine Kakpo (équipe ESCOL) : http://www.cahiers-pedagogiques.com... dans Les Cahiers pédagogiques, n° 475, Dossier "L’entrée en 6e"
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Dernière mise à jour : jeudi 23 mai 2013