Pionnier dans le domaine de la lecture-écriture, le Groupe d’Ecouen avait distingué, dans les années 90, 7 niveaux pour aborder un texte à lire (ou à écrire d’ailleurs), qui restent une référence pour aider les élèves à se repérer.
« La lecture et la production d’écrit interagissent dans la construction des apprentissages et des compétences, disait Josette Jolibert.
On s’aperçoit que le corps de concepts linguistiques à maîtriser est le même en lecture et en écriture. Nous avons dégagé sept niveaux qui s’emboîtent comme des poupées russes :
• le contexte : par quelles voies tel écrit parvient-il à son lecteur ?
• la situation de production : qui écrit à qui ? Avec quel but, quel enjeu, quel objet précis ?
• le type d’écrit : allure générale, silhouette, support...
• la superstructure : les différents blocs de textes, le schéma typologique, l’articulation des séquences...
• la linguistique textuelle : fonctions dominantes organisatrices du langage, marques d’énonciation, cohérence sémantique et progression du texte...
• la linguistique de la phrase : ordre des mots, relations syntaxiques... »
Voici, extraite de Former des enfants lecteurs de textes (tome 2, Groupe d’Ecouen, Hachette, 1991), une présentation plus précise :
DES COMPÉTENCES À FAIRE CONSTRUIRE : SEPT NIVEAUX DE CONCEPTS LINGUISTIQUES/SEPT NIVEAUX D’INDICES DE LECTURE
Les sept niveaux s’emboîtent, chaque niveau étant éclairé par celui qui le précède, et réciproquement. On dit qu’ils sont en interaction.
Ils peuvent déterminer plusieurs « couches de lecture ».
De fait, l’activité de lecture est un va-et-vient entre ces sept niveaux :
à la fois contexte de situation : par quelles voies concrètes un texte est-il parvenu sous les yeux de son lecteur ?
et contexte textuel (origine du texte à lire) : est- il tiré d’un écrit complexe (d’un journal, d’un magazine pour enfants, d’un album, d’un fichier, d’un recueil de contes ou de poèmes, d’une anthologie, etc.) ? ou est-il autonome (lettre, affiche, tract, etc.) ?
émetteur
destinataire
but et enjeu,
objet.
(au sens de type d’écrit fonctionnant actuellement dans notre société) : Lettre ? Affiche ? Conte ? Nouvelle ? Poème ? Article d’information ? Fiche technique (recette, règle du jeu, fiche de fabrication) ? etc.
d’organisation spatiale et logique des blocs de texte (« silhouette »)
de schéma narratif s’il s’agit d’une « histoire » (conte, légende, nouvelle, roman)
de dynamique interne (ouverture/clôture et progression de l’un à l’autre).
les choix d’énonciation (personnes, temps, lieux) et leurs marques
les substituts
les connecteurs
les champs sémantiques (réseaux de sens),
la ponctuation de texte.
syntaxe : classes, groupes, relations (marques de), transformations ;
vocabulaire : les choix lexicaux, les mots en contexte
orthographe dite grammaticale et ce qu’on peut en tirer pour le sens
ponctuation de phrase.
graphèmes (minuscules et majuscules), leurs combinaisons caractéristiques en français, et les relations graphèmes/phonèmes
microstructures syntaxiques, marques nominales (singulier/pluriel, masculin/féminin), marques verbales (personnes et temps)
microstructures sémantiques : préfixes, suffixes, radicaux.
Les 7 niveaux d’un texte à lire, à écrire, Word, 70 ko
en 1p.
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Dernière mise à jour : jeudi 16 mai 2013