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Publié : 8 juin 2007

Les rectifications orthographiques officielles

Les rectifications orthographiques ont été publiées au Journal officiel du 6 décembre 1990, sous forme d’un "rapport du Conseil supérieur de la langue française".
 
Elles portent sur cinq points précis concernant l’orthographe :
- le trait d’union ;
- le pluriel des mots composés ;
- l’accent circonflexe ;
- le participe passé des verbes pronominaux ;
- diverses anomalies.
Les propositions ne visent pas seulement l’orthographe du vocabulaire existant, mais aussi et surtout celle du vocabulaire à naître, en particulier dans les sciences et les techniques.
Présentées par le Conseil supérieur de la langue française, ces rectifications ont reçu un avis favorable de l’Académie française à l’unanimité, ainsi que l’accord du Conseil de la langue française du Québec et celui du Conseil de la langue de la Communauté française de Belgique.
Ces rectifications sont modérées dans leur teneur et dans leur étendue :
- le trait d’union : un certain nombre de mots remplaceront le trait d’union par la soudure (exemple  : portemonnaie comme portefeuille) ;
- le pluriel des mots composés : les mots composés du type pèse-lettre suivront au pluriel la règle des mots simples (des pèse-lettres) ;
- l’accent circonflexe : il ne sera plus obligatoire sur les lettres i et u, sauf dans les terminaisons verbales et dans quelques mots (exemples : qu’il fût, mûr) ;
- le participe passé : il sera invariable dans le cas de laisser suivi d’un infinitif (exemple : elle s’est laissé mourir) ;
- mots empruntés : pour l’accentuation et le pluriel, les mots empruntés suivront les règles des mots français (exemple : un imprésario, des imprésarios) ;
- séries désaccordées : des graphies seront rendues conformes aux règles de l’écriture du français (exemple : douçâtre), ou à la cohérence d’une série précise (exemples : boursouffler comme souffler, charriot comme charrette).
Ces propositions sont présentées sous forme, d’une part, de règles d’application générale et de modifications de graphies particulières, destinées aux usagers et à l’enseignement, et, d’autre part, sous forme de recommandations à l’usage des lexicographes et des créateurs de néologismes.
 
 

 

D’après le site de l’Académie française :

Documents joints

  • La nouvelle orthographe, parlons-en, PDF, 243.4 ko

    Un guide présentant les recommandations émises par le Conseil supérieur de la langue française. (2004) réunies sur le site http://www.orthographe-recommandee.info/ : ce site a été réalisé par l’Association pour la nouvelle orthographe à l’initiative du Groupe de modernisation de la langue (un groupe de réflexion constitué de représentants de France, de Belgique et de Suisse, qui se réunissent à la Délégation générale à la langue française et aux langues de France) et en concertation avec lui, afin de diffuser les rectifications de l’orthographe française (publiées officiellement et recommandées notamment par le Conseil supérieur de la langue française, France), sur l’idée originale de l’Association pour la nouvelle orthographe.