Hormis pour des actions de prévention, la police peut-elle entrer à l’école ? Quels sont les textes qui donnent les réponses ?
Quelques situations :
Un délit ou un crime vient d’être commis ou est en train d’être commis au sein de l’enceinte scolaire. Le directeur d’école ne peut s’opposer à l’accès de l’école par des policiers qui interviennent dans le cadre du flagrant délit.
Exemple : un professeur est blessé par un élève.
Une enquête préliminaire est en cours. L’enquête préliminaire est mis en oeuvre par les policiers d’office ou à la demande du Procureur lorsqu’un délit ou un crime a été commis mais pas dans le cadre de la flagrance. Le directeur d’école ne peut s’opposer à l’accès de l’école par des policiers si ce délit ou ce crime a été commis au sein de l’enceinte scolaire.
Exemple : un élève a été trouvé en possession de produits stupéfiants.
Un juge d’instruction est saisi. Ce cas correspond aux affaires les plus complexes. C’est dans ce cadre que le juge d’instruction peut demander aux policiers d’exécuter des actes d’enquête ; ils agissent dès lors sur commission rogatoire.
Le directeur d’école ne peut s’opposer à l’accès de l’école par des policiers agissant sur commission rogatoire.
Exemple : un enfant décède à l’école ou est victime d’attouchements.
Le texte de référence figure ci-dessous ; il date de 1996 ; deux textes plus anciens sont indiqués pour information :
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Dernière mise à jour : jeudi 16 mai 2013